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  • Cédric Ringenbach
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    Tout savoir sur la fonte des bébés pandas

    novembre 6th, 2009

    J’étais invité le 29 octobre dernier pour parler du climat aux étudiants du CELSA, en compagnie d’Isabelle Pace d’Oxfam France. L’événement était organisé par Celsa Planète, une sous-association de POP COM, le BDE du CELSA.

    On a eu droit à une belle affiche, pleine d’humour et de créativité. Merci les filles !

    Celsa_300


    Soirée « Before COP15″ du 10 novembre annulée

    octobre 27th, 2009

    Before_Cop15_annulé_200

    Before_Cop15_400Tout le monde a entendu parler de Copenhague et sait qu’il y a en décembre une grande réunion internationale sur le thème du climat. Mais que va-t-il s’y passer exactement ?
    Le Comptoir Général vous propose une grande soirée d’information citoyenne pour répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur ce sujet :
    Qu’est ce que le changement climatique ?
    Pourquoi certains doutent-t-ils encore ?
    Quels sont les objectifs à se fixer pour s’en sortir ?
    Les propositions actuelles des pays sont-elle à la hauteur de l’enjeu ?
    Que peut-on faire en tant que citoyens ?
    Le 10 novembre 2009, de 19h à 23h
    Au Comptoir Général – 80, quai de Jemmapes 75010 Paris
    Inscriptions sur facebook : http://www.facebook.com/event.php?invites&eid=155926798891
    Contact : Cédric Ringenbach
    cedric.ringenbach@gmail.com
    Tel : 06 07 13 52 96

    La soirée initialement prévue au Comptoir Général le 10 novembre sur le thème de Copenhague n’aura finalement pas lieu.  Toutes mes excuses à tous ceux qui auraient pris leur disponibilités pour me prêter main forte ou pour y assister.

    Du coup, je donnerai ma conférence sur le climat, comme les autres fois au café Dune, ce soir là.


    Une vérité qui décoiffe : Quatrième

    octobre 11th, 2009

    Conf_Dune_20091013_225

    Un module très interactif pour cette quatrième édition. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai eu l’occasion de travailler avec les étudiants de l’ISE sur un quizz que nous avons utilisé sur le Salon Planète Mode d’Emploi et que cela s’est révélé très instructif, ensuite pour contrebalancer la dernière conférence que je n’ai pas trouvée assez interactive à mon goût, enfin car j’aimerais faire tomber quelques mythes de la littérature des sceptiques et que cela passera par un dialogue forcément ouvert.

    Rendez-vous donc mardi 13 octobre 2009 à 19h30 au café Dune, 18 avenue Claude Vellefaux 75010 Paris, et si possible, inscrivez-vous sur Facebook.

    à mardi !


    Négociations de Bangkok sur les changements climatiques : « L’Europe doit sortir de sa torpeur et reprendre la tête du peloton ! » (Communiqué de presse)

    octobre 9th, 2009

    Je relaie ci-après un communiqué de presse en provenance de quelques associations à l’origine de l’Ultimatum Climatique (RAC, Greenpeace, Oxfam France, Alofa Tuvalu, WWF, les Amis de la Terre).

    Communiqué de presse

    Du 28 septembre au 9 octobre, plus de 190 pays se sont réunis à Bangkok pour discuter du futur accord sur les changements climatiques qui doit être adopté en décembre à Copenhague. Si cette session a permis d’entrer dans le vif du sujet et de raccourcir les textes de moitié, les points clés de la négociation sont loin d’être résolus.

    Les principes mêmes du Protocole de Kyoto en danger

    Les États-Unis, revenus à la table des négociations, proposent une approche beaucoup moins exigeante que le Protocole de Kyoto. Ils prônent une approche « par le bas », fondée sur les plans nationaux de lutte contre le changement climatique des différents pays, au contraire de l’approche Kyoto « par le haut » qui consiste à définir un plafond global des émissions de gaz à effet de serre, en accord avec la science, à répartir ensuite entre les pays industrialisés. Ils ne tiennent pas non plus à se voir sanctionner par la Communauté internationale en cas de non respect de leurs obligations.

    Pour Morgane Créach du Réseau Action Climat France : « Au lieu de s’orienter vers un Kyoto +, les négociations actuelles nous mettent sur la voie d’un accord au rabais, incluant certes les Etats-Unis, mais revenant sur l’acquis de Kyoto, à savoir un plafonnement international des émissions de gaz à effet de serre et un système de sanction en cas de non respect des obligations ! Le sort du climat ne peut pas être laissé au bon vouloir des gouvernements nationaux, soumis aux changements fréquents de majorité politique ».

    Des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en totale inadéquation avec la
    science

    Les engagements annoncés des pays industrialisés, au total une réduction de l’ordre de -9% à -17% de leurs émissions d’ici à 2020, par rapport à leur niveau de 1990, sont loin d’être suffisants pour nous mettre à l’abri d’une catastrophe climatique. Tous les regards sont tournés vers l’administration américaine, qui tente d’imposer ses propres limites à la communauté internationale avec des objectifs en totale inadéquation avec la science. « C’est la science du climat et les besoins des pays les plus vulnérables qui doivent déterminer l’ambition de Copenhague, et non les lobbies des énergies fossiles et les pays les plus riches » constate Karine Gavand de Greenpeace France. L’Union européenne doit-elle aussi prendre ses responsabilités et comme la Norvège, s’engager à réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020, minimum requis pour avoir une chance d’éviter un réchauffement de plus de 2°C d’ici la fin du siècle , selon les scientifiques du GIEC.

    Côté financement, le flou persiste

    Autre sujet qui fâche : la question des financements. Un accord avait été trouvé à Bali en 2007 pour que les actions de lutte contre le changement climatique à mettre en oeuvre par les pays en développement s’accompagnent d’un soutien financier conséquent des pays riches. Or ces principes sont eux aussi remis en cause. Les Européens insistent beaucoup trop sur le rôle des financements privés, du marché carbone, demandant même aux pays en développement de régler la facture euxmêmes ! Pour Romain Benicchio d’Oxfam France – Agir ici : « Les pays riches doivent remplir leur
    part du contrat et s’engager à financer l’adaptation et l’atténuation au Sud. Ils doivent mobiliser de l’argent public et non pas recycler l’aide publique au développement déjà existante. Sans une telle dynamique, aucun accord ambitieux ne sera possible à Copenhague».

    Les Etats-Unis ont abattu une nouvelle carte en faisant une proposition sur les finances. Mais selon Elise Buckle du WWF France « la proposition américaine s’apparente à une tentative de séduction des pays pauvres, en leur promettant une gouvernance équitable et l’accès direct aux financements, tout en défendant la Banque Mondiale avec du maquillage et des paillettes ! De plus, rien ne garantit que les Etats s’acquitteront de leurs engagements financiers afin d’alimenter le fond. La balle est désormais dans le camp des européens : ils doivent relever le défi en avançant de nouvelles propositions pour rétablir la confiance avec les pays en voie de développement. »

    Les prochains Conseils européens, des ministres des Finances le 20 octobre et des chefs d’Etat les 29-30 octobre, sont l’occasion pour l’Europe de prendre position sur le soutien financier à apporter aux pays en développement, qui se chiffre pour elle au minimum à 35 milliards d’euros par an d’ici à 2020.

    Les chefs d’Etat européens devront à cette occasion débloquer rapidement des financements précoces sur la période 2010-2012, essentiels pour aider les pays en développement à développer leurs plans de réduction d’émissions et faire face à leurs besoins urgents d’adaptation aux impacts dévastateurs du changement climatique.


    Salon Planète Mode d’Emploi

    septembre 22nd, 2009

    salon planete mode d'emploi

    Le salon « Planète Mode d’Emploi » ouvre ses portes jeudi pour quatre jours. C’est l’occasion pour tous de venir essayer de comprendre ce qu’est le développement durable, concrètement. Le salon a vocation avant tout pédagogique. Ce n’est pas un nième salon sur les produits bio, zen, ou verts. Le but, ici est de se renseigner, poser des questions, apprendre. Je ne dis pas que quelques sociétés ne seront pas là pour tenter de faire leur geenwashing en famille… Mais dans ce cas, c’est au public d’être impertinent et de les mettre légitimement devant leurs contradictions !

    Je serai présent sur le salon pour animer, une partie du temps, l’espace thématique sur le changement climatique les journées de jeudi et vendredi, puis une table ronde sur le Bilan Carbone, samedi, de 10h à 11h.

    Ceux qui veulent des invitations visent bien le point.


    La taxe carbone expliquée par Jean-Marc Jancovici

    septembre 5th, 2009

    La Taxe Carbone fait partie du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot. Beaucoup de citoyens l’ont donc déjà approuvée en signant ce pacte (ce que la plupart de candidats aux élections présidentielles ont fait). Ce n’est donc pas une idée de Nicolas Sarkozy, ni de Michel Rocard.

    Le problème avec ce dossier aujourd’hui, c’est le manque de clarté dans le traitement de l’information de la part des politiques et des journalistes : personne n’a compris en quoi allait consister la redistribution !!

    Voici donc quelques explications très didactiques par l’inventeur de la Taxe Carbone, Jean-Marc Jancovici :


    La taxe carbone, par Jean-Marc Jancovici
    envoyé par bourdinandco_blog. – L’info internationale vidéo.

    Une vérité qui décoiffe : Deuxième

    août 31st, 2009

    conférence climat café dune

    Après le succès de la dernière conférence au café Dune (foule en délire, dédicaces jusqu’à deux heures du matin etc…), on a décidé avec Choum de planifier cinq autres dates pour approfondir ce sujet qui va être plus que d’actualité d’ici Copenhague (décembre prochain) :

    Ceux qui sont déjà venus peuvent revenir car chaque conférence sera différente. Ne pas avoir assisté aux premières ne sera pas un problème non plus car les notions les plus importantes seront rappelées à chaque fois.

    La trame restera la même (l’énergie / l’effet de serre / les conséquences / les responsabilités / les solutions), mais dans chaque grande partie, seul un chapitre sera abordé afin de tenir en une heure, après quoi on se prendra 45 mn pour des questions-réponses et des débats (les sceptiques sont les bienvenus, on ne les mangera pas !).

    Pour résumer, la prochaine, c’est :


    Une vérité qui décoiffe au Café Dune

    juillet 21st, 2009

    Une vérité qui décoiffe au Café Dune

    Je travaille depuis quelques semaines à mettre sur pied une conf sur le changement climatique. Mon premier « Live » en public sera le 3 août 2009, au café Dune (18 av. Claude Vellefaux, 75010 Paris), à 19h30.

    Derrière son titre volontairement provocateur, cette conférence cherche à sortir des sentiers battus et de la pensée unique pour aborder sans tabou la véritable responsabilité de l’homme dans le changement climatique.

    Si vous comptez venir, merci de vous inscrire sur l’événement facebook, ou bien dans les commentaires ci-dessous. Sinon, vous pouvez m’envoyer un mail (cedric point ringenbach at gmail point com) ou m’appeler au o6 o7 13 52 96.

    Vous voulez afficher l’info à la cafète de votre boîte ? Imprimez le flyer !

    Pour les bloggueurs, j’ai aussi la version light.


    Correlation entre CO2 et Température : c’est plus compliqué qu’on le croit !

    juillet 19th, 2009

    On dit que le CO2 est un gaz à effet de serre et que l’augmentation de sa concentration dans l’atmosphère serait la cause du réchauffement climatique. Dans son  film, « une vérité qui dérange » Al Gore nous présente deux courbes : celle du CO2 et celle de la température. Comme il le fait remarquer à juste titre : « Elles s’emboitent », juste avant de préciser que les corrélations entre les deux courbes sont plus compliquées de cela…

    une_verite_2

    C’est en effet un peu plus compliqué que ça…

    Les données de température et de CO2 sont téléchargeables sur le site du National Climatic Data Center. Il faut quelques manipulations sur Excel pour les recoller entre elles, mais on y arrive. J’ai pu le faire sur une période allant de -250 000 à aujourd’hui. Voici ce que j’obtiens:

    vostock_co2_temp

    Le problème, c’est qu’on n’a pas l’impression que la hausse de CO2 précède la hausse de température. On a même l’impression du contraire… Pour en avoir le cœur net, j’ai mis les deux données sur un graphe : la température en abscisses et le CO2 en ordonnées.

    correlation_co2-temp_2

    On observe une corrélation et cela confirme que les deux courbes « s’emboitent ».

    correlation_co2-temp_3

    On a ici une belle illustration de ce qui s’est passé depuis au moins 650.000 ans : le climat oscille entre périodes glacières (en bas à gauche) et périodes inter-glacières (en haut à droite).

    C’est là que ça commence à être intéressant : J’ai colorié en bleu les points qui correspondent à des périodes de refroidissement et en rouge, ceux qui correspondent à des périodes de réchauffement. Voici le résultat :

    correlation_co2-temp_4

    C’est assez impressionnant : les points bleus sont plutôt au dessus de la courbe et les points rouges sont au dessous. C’est bien la preuve que pendant les périodes de réchauffement, c’est d’abord la température qui a augmenté, puis le CO2 et réciproquement pendant les périodes de refroidissement :

    correlation_co2-temp_6

    Que peut-on en conclure ? Réponse dans cet article : Vous êtes ici !

    En attendant, je mets à disposition de ceux qui le souhaitent le fichier Excel de ces calculs. Merci de faire des trackback si vous utilisez ce travail.

    Suite de l’article…


    Oxfam : le coût humain du changement climatique

    juillet 17th, 2009

    Oxfam International est une confédération de 13 organisations qui travaillent ensemble dans plus de 100 pays pour trouver des solutions durables à la pauvreté et l’injustice. Elle vient de publier, 6 juillet dernier, un rapport sur le coût humain du changement climatique.

    oxfam

    Introduction

    La population mondiale souffre déjà du changement climatique. Même si les dirigeants du monde entier s’accordent sur une restriction drastique des émissions de gaz à effet de serre, les perspectives sont accablantes pour des centaines de millions de personnes, dont la plupart comptent parmi les plus vulnérables sur terre.

    Ce document relate les histoires poignantes de certaines d’entre elles, parallèlement aux dernières connaissances scientifiques en matière d’impact du changement climatique sur l’espèce humaine. Ensemble, elles expliquent pourquoi le changement climatique est fondamentalement une crise de développement pour des milliards de personnes. Le monde doit agir immédiatement et de manière résolue pour faire face à ce problème, la plus grande menace pesant sur l’humanité au XXIe siècle.

    Ce que j’en pense

    C’est un document très bien fait, extrêmement bien documenté (plus de 200 références bibliographiques), très à jour (il s’appuie sur des rapports qui sont sortis courant 2009) et il est facile à lire (66 pages, agréablement agencées). J’en conseille la lecture à ceux qui s’intéressent à l’humanitaire et au changement climatique. Ils pourront mesurer à quel point les deux problèmes sont imbriqués.

    Il est en effet important de rappeler que ce ne sont pas les pays responsables du réchauffement climatique qui seront touchés les premiers par les conséquences de ce dernier. Ce sont les pays en développement qui subiront 99% du problème. Que ferons-nous quand ils débarqueront chez nous pour des raisons de survie ?

    Sources


    COPENHAGUE 2009 : Ultimatum-climatique

    juillet 13th, 2009
     
    L’ulitimatum climatique : avez-vous signé l’appel ?
     
    Copenhague 2009 envoyé par Ultimatum-climatique. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

    Le 4e rapport du GIEC

    juillet 11th, 2009

    Quatrième rapport du GIEC

    Une lecture indispensable

    S’il est une lecture indispensable pour bien comprendre le changement climatique, c’est bien celle du quatrième rapport du GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), publié en 2007.

    C’est un peu impressionnant par le volume (et ce n’est qu’un résumé du rapport complet du GIEC !) mais je vous rassure : c’est assez facile à lire.

    En plus, il existe une version française dont la traduction est très satisfaisante (elle n’est pas tout à fait complète et souffre de quelques imperfections, mais elle fait largement l’affaire dans une optique de vulgarisation).

    Découpage

    Le rapport se compose de quatre volumes : le rapport de chacun des trois groupes de travail et un rapport de synthèse :

    1. « les éléments scientifiques » (158 pages) : le rapport le plus volumineux et le plus intéressant à mon avis, il aborde aussi bien les variations naturelles du climat que les cause anthropiques (dues à l’homme), il explique comment ont été réalisées les prévisions d’évolutions du climat sur le XXIe siècle. Le dernier tiers de ce rapport est consacré à une série de questions et réponses très bien faites d’un point de vue pédagogique.
    2. « conséquences, adaptations et vulnérabilités »  (116 pages) : quels seront les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité, le cycle de l’eau, l’agriculture, etc., comment on peut s’adapter et quelles seront les populations les plus vulnérables.
    3. l’atténuation du changement climatique (119 pages) : que faut-il faire pour limiter la hausse de température à 2°C, à court, moyen et long terme, comment le développement durable peut aider à résoudre ce problème et comment le changement climatique peut se révéler une contrainte sur le développement durable.
    4. le rapport de synthèse (103 pages) : il fait une synthèse des trois groupes de travail découpée en six points :
      - changements observés
      - causes naturelles et anthropiques
      - changements à venir, conséquences prévisibles
      - adaptation et atténuation
      - gestion du risque
      - conclusions robustes et incertitudes

    Chaque tome comporte un « résumé à l’attention des décideurs ». Il est donc possible de moduler sa lecture en fonction du temps disponible :

    • le résumé de la synthèse (22 pages)
    • le résumé de chaque volume (18+21 + 25 = 64 pages)
    • la synthèse (103 pages)
    • le total (presque 500 pages)

    Quelques réflexions

    Quelques réflexions à la lecture de cet ouvrage : La plupart des arguments développés par les « climato-sceptiques » trouvent leur origine dans des vérités qui sont très bien exposées dans le rapport. Les remarques du genre « ce que le GIEC ne vous dit pas… bla bla bla » méritent en général une petite vérification…

    Chaque volume comporte un chapitre intitulé « conclusions robustes et incertitudes ». Le fonctionnement du climat est quelque chose de très compliqué et on ne sait pas tout. C’est pourquoi il est important de  »savoir ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas ». En conclure qu’on ne sait rien et qu’il ne faut surtout pas se précipiter pour agir est une véritable escroquerie intellectuelle. On en sait bien assez pour en déduire ce qu’il faut mettre en œuvre pour limiter la casse. Quant aux incertitudes restantes, deux choses : les lever en continuant les recherches et faire de la gestion du risque (cette discipline n’est pas nouvelle).

    Notez que ce rapport n’est qu’une photo à la date de 2007 des connaissances de la communauté scientifique (la plupart des mesures s’arrêtent en 2005) et que de nouvelles avancées ont été faite depuis. C’est donc une lecture incontournable pour qui veut plonger un peu en profondeur dans le sujet, mais ce n’est pas suffisant pour avoir une vision « up to date » de la situation.

    Comment l’obtenir ?

    En ligne (voir les liens ci-dessous) ou en version papier, gratuitement, auprès du secrétariat du GIEC sur simple demande par mail (IPCC-Sec(at)wmo.int). Je vous conseille de commander la version papier plutôt que d’imprimer les PDF, le bilan carbone sera bien meilleur.

    Liens utiles


    Transformation écologique de l’économie (contribution énergie-climat)

    avril 30th, 2009

    Les députés du parti Gauche démocrate et républicaine (François de Rugy, Martine Billard, Yves Cochet, Noël Mamère) ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi relative à la transformation écologique de l’économie.

    Ce projet de loi propose la création d’une contribution climat-énergie basée sur le même mode de calcul que celui de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers mais intégrant toutes les consommations d’énergie et pas simplement les carburants. Les recettes seraient ensuite réaffectées à la maîtrise de la consommation d’énergie et au développement des énergies renouvelables.

    Il s’agit d’aller vers « un système plus économe et plus sobre en énergies non-renouvelables ». Le projet se découpe en cinq points : 

    • la création d’une contribution climat-énergie,
    • le changement de priorités dans le secteur des transports,
    • l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et le développement des énergies renouvelables,
    • la reconversion des bassins d’emploi de la filière automobile,
    • le texte propose enfin deux façons de financer cette reconversion écologique de l’économie par l’abrogation des principales dispositions de la loi « travail emploi, pouvoir d’achat » votée en juillet 2007 et par la création d’un prélèvement exceptionnel sur les bénéfices des sociétés établies en France et produisant ou distribuant de l’énergie.

    Source :