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  • Cédric Ringenbach
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    Le 4e rapport du GIEC

    Quatrième rapport du GIEC

    Une lecture indispensable

    S’il est une lecture indispensable pour bien comprendre le changement climatique, c’est bien celle du quatrième rapport du GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat), publié en 2007.

    C’est un peu impressionnant par le volume (et ce n’est qu’un résumé du rapport complet du GIEC !) mais je vous rassure : c’est assez facile à lire.

    En plus, il existe une version française dont la traduction est très satisfaisante (elle n’est pas tout à fait complète et souffre de quelques imperfections, mais elle fait largement l’affaire dans une optique de vulgarisation).

    Découpage

    Le rapport se compose de quatre volumes : le rapport de chacun des trois groupes de travail et un rapport de synthèse :

    1. « les éléments scientifiques » (158 pages) : le rapport le plus volumineux et le plus intéressant à mon avis, il aborde aussi bien les variations naturelles du climat que les cause anthropiques (dues à l’homme), il explique comment ont été réalisées les prévisions d’évolutions du climat sur le XXIe siècle. Le dernier tiers de ce rapport est consacré à une série de questions et réponses très bien faites d’un point de vue pédagogique.
    2. « conséquences, adaptations et vulnérabilités »  (116 pages) : quels seront les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité, le cycle de l’eau, l’agriculture, etc., comment on peut s’adapter et quelles seront les populations les plus vulnérables.
    3. l’atténuation du changement climatique (119 pages) : que faut-il faire pour limiter la hausse de température à 2°C, à court, moyen et long terme, comment le développement durable peut aider à résoudre ce problème et comment le changement climatique peut se révéler une contrainte sur le développement durable.
    4. le rapport de synthèse (103 pages) : il fait une synthèse des trois groupes de travail découpée en six points :
      – changements observés
      – causes naturelles et anthropiques
      – changements à venir, conséquences prévisibles
      – adaptation et atténuation
      – gestion du risque
      – conclusions robustes et incertitudes

    Chaque tome comporte un « résumé à l’attention des décideurs ». Il est donc possible de moduler sa lecture en fonction du temps disponible :

    • le résumé de la synthèse (22 pages)
    • le résumé de chaque volume (18+21 + 25 = 64 pages)
    • la synthèse (103 pages)
    • le total (presque 500 pages)

    Quelques réflexions

    Quelques réflexions à la lecture de cet ouvrage : La plupart des arguments développés par les « climato-sceptiques » trouvent leur origine dans des vérités qui sont très bien exposées dans le rapport. Les remarques du genre « ce que le GIEC ne vous dit pas… bla bla bla » méritent en général une petite vérification…

    Chaque volume comporte un chapitre intitulé « conclusions robustes et incertitudes ». Le fonctionnement du climat est quelque chose de très compliqué et on ne sait pas tout. C’est pourquoi il est important de « savoir ce qu’on sait et ce qu’on ne sait pas ». En conclure qu’on ne sait rien et qu’il ne faut surtout pas se précipiter pour agir est une véritable escroquerie intellectuelle. On en sait bien assez pour en déduire ce qu’il faut mettre en œuvre pour limiter la casse. Quant aux incertitudes restantes, deux choses : les lever en continuant les recherches et faire de la gestion du risque (cette discipline n’est pas nouvelle).

    Notez que ce rapport n’est qu’une photo à la date de 2007 des connaissances de la communauté scientifique (la plupart des mesures s’arrêtent en 2005) et que de nouvelles avancées ont été faite depuis. C’est donc une lecture incontournable pour qui veut plonger un peu en profondeur dans le sujet, mais ce n’est pas suffisant pour avoir une vision « up to date » de la situation.

    Comment l’obtenir ?

    En ligne (voir les liens ci-dessous) ou en version papier, gratuitement, auprès du secrétariat du GIEC sur simple demande par mail (IPCC-Sec(at)wmo.int). Je vous conseille de commander la version papier plutôt que d’imprimer les PDF, le bilan carbone sera bien meilleur.

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