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  • Cédric Ringenbach
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    Soirée « Before COP15″ du 10 novembre annulée

    octobre 27th, 2009

    Before_Cop15_annulé_200

    Before_Cop15_400Tout le monde a entendu parler de Copenhague et sait qu’il y a en décembre une grande réunion internationale sur le thème du climat. Mais que va-t-il s’y passer exactement ?
    Le Comptoir Général vous propose une grande soirée d’information citoyenne pour répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur ce sujet :
    Qu’est ce que le changement climatique ?
    Pourquoi certains doutent-t-ils encore ?
    Quels sont les objectifs à se fixer pour s’en sortir ?
    Les propositions actuelles des pays sont-elle à la hauteur de l’enjeu ?
    Que peut-on faire en tant que citoyens ?
    Le 10 novembre 2009, de 19h à 23h
    Au Comptoir Général – 80, quai de Jemmapes 75010 Paris
    Inscriptions sur facebook : http://www.facebook.com/event.php?invites&eid=155926798891
    Contact : Cédric Ringenbach
    cedric.ringenbach@gmail.com
    Tel : 06 07 13 52 96

    La soirée initialement prévue au Comptoir Général le 10 novembre sur le thème de Copenhague n’aura finalement pas lieu.  Toutes mes excuses à tous ceux qui auraient pris leur disponibilités pour me prêter main forte ou pour y assister.

    Du coup, je donnerai ma conférence sur le climat, comme les autres fois au café Dune, ce soir là.


    Eco-régulateur de DJP : j’ai des doutes

    octobre 14th, 2009

    J’ai rencontré sur un salon la société DJP Environnement qui propose un « Eco-régulateur d’énergies primaires », appareil « miracle » qui permettrait de faire des économies de l’ordre de 20% sur la consommation des chaudières, simplement en jouant sur la gestion du brûleur : Le système fait fonctionner le brûleur moins souvent et plus longtemps.

    Ceci devrait pourtant revenir au même : la durée de fonctionnement sur une longue période devrait être identique. A moins de produire au total moins d’énergie finale (c’est à dire de moins chauffer), ou d’avoir des rendements qui varieraient en fonction du temps d’allumage du brûleur – ce dont je doute fort, du moins pas au point d’avoir des gains de l’ordre de 20%.  On serait sur des différentielles du second ordre si ce n’est du troisième.

    Voici une illustration des arguments utilisés :

    Le système d’écorégulation DJP® développe une puissance utile par
    rapport à une puissance nominale basé sur le phénomène de
    surpuissance des chaudières dû aux températures à compenser
    (moins 7° + 20°) pour nos régions.

    Le système d’écorégulation DJP® développe une puissance utile par rapport à une puissance nominale basé sur le phénomène de surpuissance des chaudières dû aux températures à compenser (moins 7° + 20°) pour nos régions.

    Ça ne veut strictement rien dire d’un point de vue physique.

    Une amélioration sensible sera obtenue dans la mesure où l’on peut modifier la loi de corespondance entre la température extérieure et la température de l’eau.

    Là aussi, si quelqu’un peut m’expliquer en français ce que cela signifie…

    Et enfin un schéma qui est faux de partout ou qui livre un terrible aveu:

    DJP

    Sur ce graphe, on voit que :

    1. les exponentielles décroissantes (qu’elles montent ou qu’elles descendent, on se comprend) ont des constantes de temps différentes entre les deux fonctionnements (« sans IFC » ou « avec IFC »). C’est illogique : pour celles qui montent, le brûleur est sensé être à 100% de sa puissance dans les deux cas et pour celles qui descendent, si on parle bien du même bâtiment et de la même température extérieure,  on doit avoir la même constante de temps.
    2. dans le cas « avec IFC », le bruleur redémarre longtemps après que la courbe de température de l’eau de retour a atteint la limite basse (pourquoi s’arrête-elle de baisser, d’ailleurs ?)
    3. dans le cas « avec IFC », la courbe de température de l’eau de retour descend plus bas en température que dans le cas « sans IFC », ce qui laisse à penser – est-ce un aveu ? – que le chauffage délivré au final est moindre.

    Si c’est bien sur ce principe que le régulateur fonctionne vraiment (en fait il vous chauffe un peu moins) alors, il y a publicité mensongère, à moins que le caractère très vaseux de la citation ci-dessus (la première) ne soit intentionnel…

    Ce qui est grave dans cette histoire, c’est que l’ADEME, OSEO et la DRIRE sont mouillés. De plus, l’appareil permettrait des certificats d’économie d’énergie, et la version grand publique serait dé-fiscalisée (à vérifier, bien-sûr…).


    Une vérité qui décoiffe : Quatrième

    octobre 11th, 2009

    Conf_Dune_20091013_225

    Un module très interactif pour cette quatrième édition. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai eu l’occasion de travailler avec les étudiants de l’ISE sur un quizz que nous avons utilisé sur le Salon Planète Mode d’Emploi et que cela s’est révélé très instructif, ensuite pour contrebalancer la dernière conférence que je n’ai pas trouvée assez interactive à mon goût, enfin car j’aimerais faire tomber quelques mythes de la littérature des sceptiques et que cela passera par un dialogue forcément ouvert.

    Rendez-vous donc mardi 13 octobre 2009 à 19h30 au café Dune, 18 avenue Claude Vellefaux 75010 Paris, et si possible, inscrivez-vous sur Facebook.

    à mardi !


    Négociations de Bangkok sur les changements climatiques : « L’Europe doit sortir de sa torpeur et reprendre la tête du peloton ! » (Communiqué de presse)

    octobre 9th, 2009

    Je relaie ci-après un communiqué de presse en provenance de quelques associations à l’origine de l’Ultimatum Climatique (RAC, Greenpeace, Oxfam France, Alofa Tuvalu, WWF, les Amis de la Terre).

    Communiqué de presse

    Du 28 septembre au 9 octobre, plus de 190 pays se sont réunis à Bangkok pour discuter du futur accord sur les changements climatiques qui doit être adopté en décembre à Copenhague. Si cette session a permis d’entrer dans le vif du sujet et de raccourcir les textes de moitié, les points clés de la négociation sont loin d’être résolus.

    Les principes mêmes du Protocole de Kyoto en danger

    Les États-Unis, revenus à la table des négociations, proposent une approche beaucoup moins exigeante que le Protocole de Kyoto. Ils prônent une approche « par le bas », fondée sur les plans nationaux de lutte contre le changement climatique des différents pays, au contraire de l’approche Kyoto « par le haut » qui consiste à définir un plafond global des émissions de gaz à effet de serre, en accord avec la science, à répartir ensuite entre les pays industrialisés. Ils ne tiennent pas non plus à se voir sanctionner par la Communauté internationale en cas de non respect de leurs obligations.

    Pour Morgane Créach du Réseau Action Climat France : « Au lieu de s’orienter vers un Kyoto +, les négociations actuelles nous mettent sur la voie d’un accord au rabais, incluant certes les Etats-Unis, mais revenant sur l’acquis de Kyoto, à savoir un plafonnement international des émissions de gaz à effet de serre et un système de sanction en cas de non respect des obligations ! Le sort du climat ne peut pas être laissé au bon vouloir des gouvernements nationaux, soumis aux changements fréquents de majorité politique ».

    Des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en totale inadéquation avec la
    science

    Les engagements annoncés des pays industrialisés, au total une réduction de l’ordre de -9% à -17% de leurs émissions d’ici à 2020, par rapport à leur niveau de 1990, sont loin d’être suffisants pour nous mettre à l’abri d’une catastrophe climatique. Tous les regards sont tournés vers l’administration américaine, qui tente d’imposer ses propres limites à la communauté internationale avec des objectifs en totale inadéquation avec la science. « C’est la science du climat et les besoins des pays les plus vulnérables qui doivent déterminer l’ambition de Copenhague, et non les lobbies des énergies fossiles et les pays les plus riches » constate Karine Gavand de Greenpeace France. L’Union européenne doit-elle aussi prendre ses responsabilités et comme la Norvège, s’engager à réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020, minimum requis pour avoir une chance d’éviter un réchauffement de plus de 2°C d’ici la fin du siècle , selon les scientifiques du GIEC.

    Côté financement, le flou persiste

    Autre sujet qui fâche : la question des financements. Un accord avait été trouvé à Bali en 2007 pour que les actions de lutte contre le changement climatique à mettre en oeuvre par les pays en développement s’accompagnent d’un soutien financier conséquent des pays riches. Or ces principes sont eux aussi remis en cause. Les Européens insistent beaucoup trop sur le rôle des financements privés, du marché carbone, demandant même aux pays en développement de régler la facture euxmêmes ! Pour Romain Benicchio d’Oxfam France – Agir ici : « Les pays riches doivent remplir leur
    part du contrat et s’engager à financer l’adaptation et l’atténuation au Sud. Ils doivent mobiliser de l’argent public et non pas recycler l’aide publique au développement déjà existante. Sans une telle dynamique, aucun accord ambitieux ne sera possible à Copenhague».

    Les Etats-Unis ont abattu une nouvelle carte en faisant une proposition sur les finances. Mais selon Elise Buckle du WWF France « la proposition américaine s’apparente à une tentative de séduction des pays pauvres, en leur promettant une gouvernance équitable et l’accès direct aux financements, tout en défendant la Banque Mondiale avec du maquillage et des paillettes ! De plus, rien ne garantit que les Etats s’acquitteront de leurs engagements financiers afin d’alimenter le fond. La balle est désormais dans le camp des européens : ils doivent relever le défi en avançant de nouvelles propositions pour rétablir la confiance avec les pays en voie de développement. »

    Les prochains Conseils européens, des ministres des Finances le 20 octobre et des chefs d’Etat les 29-30 octobre, sont l’occasion pour l’Europe de prendre position sur le soutien financier à apporter aux pays en développement, qui se chiffre pour elle au minimum à 35 milliards d’euros par an d’ici à 2020.

    Les chefs d’Etat européens devront à cette occasion débloquer rapidement des financements précoces sur la période 2010-2012, essentiels pour aider les pays en développement à développer leurs plans de réduction d’émissions et faire face à leurs besoins urgents d’adaptation aux impacts dévastateurs du changement climatique.


    L’hypocrisie de la soit-disant « cohérence écologique »

    octobre 1st, 2009

    Claude Allègre reproche à Nicolas Hulot de faire la leçon aux autres alors qu’il utilise l’hélicoptère pour Ushuaïa. D’autres feront le même reproche à Yann Arthus Bertrand qui shoote « la terre vue du ciel » depuis un hélicoptère lui aussi. On pense également à Al Gore qui a fait plusieurs fois le tour de la terre pour faire sa conférence « une vérité qui dérange ».

    A chaque fois, le même reproche : « Vous n’êtes pas cohérent ». Et l’idée que ceux qui donnent des leçons devraient montrer l’exemple. Quelle hypocrisie derrière cet argument ! Creusons un peu.

    • Cas n°1 = je suis un écolo convaincu, je veux sauver la planète, je sensibilise mon entourage, et dans un but de cohérence, je n’ai pas de voiture, je ne prends pas l’avion, je fais attention à mes émissions de CO2, en bref, je me mets des limites.
    • Cas n°2 : je suis un chef d’entreprise qui vend des engrais, je ne suis pas écologiste, donc je peux prendre l’avion, faire le tour de la terre, car moi, au moins, je ne fais la morale à personne.

    Dans les deux cas, je suis « CO-HE-RENT ». Et comme ma capacité à modifier le monde est directement liée à ma consommation d’énergie, donc à mes émissions de CO2, je contribue plus à la construction du monde de demain dans le cas n°2 que dans le cas n°1. Pas de bol. En d’autres termes, derrière cet argument de cohérence, il y a l’idée que les écolos devraient rester chez eux à faire pousser des patates dans leur potager, et arrêter de faire des conférences à travers le monde pour faire bouger les choses. C’est insupportable.

    On ne peut rien faire sans consommer de l’énergie et émettre du CO2.  En regard de l’énergie consommée, il faut mettre la valeur ajoutée liée à son utilisation. Changer le monde, organiser la profonde mutation de notre économie va nécessiter beaucoup d’énergie. Il va falloir s’habituer à l’idée que ceux qui font bouger les choses aient un bilan carbone conséquent. L’ingénieur qui doit prendre l’avion six fois par an pour assurer un transfert de technologie avec l’Asie et au final faire économiser des millions de tonnes de carbone ne doit pas de poser la question de la cohérence de ses déplacements.  Il doit plutôt appliquer le principe de PRAGMATISME et regarder la valeur ajoutée liée à l’énergie qu’il a consommée.

    Donc si demain, Jean-Marc Jancovici décide de prendre un téléphone portable pour la première fois de sa vie, ce n’est pas moi qui le blâmerai !