admin| RSS .92| RSS 2.0| ATOM 0.3
  • Blog
  • Cédric Ringenbach
  •  

    Ma conférence sur le changement climatique

    mars 2nd, 2010

    La voici enfin en ligne, ma conférence sur le changement climatique :

    Enregistré le 23 février 2010, à la journée Rethink d’HEC.

    Partie 1Partie 2Partie 3Partie 4la Playlist

    Pour placer cette vidéo sur votre blog, utilisez le code suivant :

    <iframe marginwidth="0" marginheight="0" width="376" height="381" frameborder="0" scrolling="no" src="http://www.dailymotion.com/videozap/playlist/x19477_cedringen_conf-2010-02-23-hec-rethink?position=bottom&cols=4&rows=1"></iframe>


    Sur les ondes de RFI dans “C’est pas du vent”

    mars 2nd, 2010

    logo_RFI

    J’ai eu le plaisir d’être invité ce matin par Dominique Desaunay de RFI dans l’émission “c’est pas du vent”, pour commenter l’actualité de l’écologie. On a parlé de décisionnel environnemental, de domotique de l’énergie, de web 2.0 et d’écologie. Merci Dominique.

    fichier son


    Podcast des cours de Jean-Marc Jancovici aux Mines

    février 21st, 2010


    Cours Jancovici aux Mines

    Ci-dessous les fichiers vidéo des cours de Jean-Marc Jancovici aux Mines de Paris en mai-juin 2008, dans des formats assez universels. Les fichiers d’origine (au format MOV uniquement) sont sur le site des Mines. Les vidéos sont également visibles sur Dailymotion.


    M4V  : Format standard pour l'iPod, l'iPhone et la PSP
    3GPP : Format destiné aux téléphones 3G
    MOV  : Format lisible sur ordi avec QuickTime ou VLC


    || climat_1-1 (01:16:47) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_1-2 (00:57:37) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_2-1 (01:06:38) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_2-2 (01:07:28) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_3-1 (01:08:35) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_3-2 (01:08:35) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_4-1 (01:07:40) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_4-2 (01:12:01) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_5-1 (01:18:13) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_5-2 (01:00:05) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_6-1 (01:18:13) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_6-2 (01:00:05) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_7-1 (01:19:33) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_7-2 (00:48:49) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_8-1 (01:10:57) || M4V || 3GPP || MOV ||
    || climat_8-2 (01:16:41) || M4V || 3GPP || MOV ||


    Publication avec l’aimable autorisation du principal intéressé et de l’ENSMP.


    Conférence sur le climat à HEC le 23 février 2010

    février 13th, 2010

    HEC Journée Rethink

    A l’occasion de la journée Rethink, les élèves d’HEC m’ont demandé de leur expliquer pourquoi on parle de réchauffement climatique alors qu’à Jouy-en-Josas, on se les pèle. Bonne question. Réponse le 23 février à 20 h, sur le campus d’HEC, Rue de la Libération – 78350 Jouy-en-Josas (RER C direction Versailles Chantier) - bâtiment des études, en galerie nord, amphi Tézenas.

    Date : 23 février
    Heure : 20h
    Lieu : Campus HEC ParisTech – Rue de la Libération – 78350 Jouy-en-Josas
    RER C Jouy-en-Josas (direction Versailles Chantier)
    Plan : http://bit.ly/9r6CaN

    Données de consommation électrique en France

    février 7th, 2010

    Le site de RTE donne l’historique de la consommation d’électricité en France demi-heure par demi-heure depuis 1996. J’ai récupéré ces données jusqu’au 31/12/2009 pour les mettre dans une base Access afin d’en faire des extractions plus facilement. Je mets ici à disposition de ceux qui peuvent an avoir besoin le fruit de mon travail :

    Que peut-on tirer comme analyse de ces données ? (Tous les graphes suivants sont établis sur des moyennes de 1996 à 2009.)

    Le pic de consommation de 19h

    Le fameux pic de consommation de 19h dont on parle tant à la télévision est visible uniquement en hiver. Il est principalement dû au fait que nous remontons le chauffage en arrivant chez nous. Notez que le creux de 4h du matin est presque aussi impressionnant, et qu’il est là même en été (eh oui, la nuit, on dort…).

    Puissance par heure


    Puissance électrique par heure et par mois_400

    ça glande le week-end et ça se réveille doucement le lundi

    Le profil de la semaine est également intéressant : le samedi et le dimanches présentent des consommations en dessous des autres jours de la semaine.

    Puissance électrique par jour de la semaine

    Au fil des saisons

    Sans surprise, le profil de consommation annuel nous confirme qu’on chauffe mois l’été…

    Puissance électrique par mois (MW) et degrés-jours

    Est-ce la crise ou le climat ?

    L’année 2009 est en repli de 1,5% par rapport à 2008 (comme dirait Cédric Decœur), mais avant d’y voir un effet de la crise, il faudrait établir les données “corrigées du climat”, c’est à dire en prenant en compte les “degrés-jours” de l’année. En effet, il y a une corrélation entre le consommation électrique est le nombre de degrés-jours de l’année, il faut donc établir cette corrélation (en l’isolant de la progression tendancielle), puis “supprimer le bruit” dû au climat.

    Si quelqu’un peut me dire où trouver les degrés-jours par année pour la France, je suis preneur !

    Puissance électrique moyenne par an


    Quizz n°1

    janvier 4th, 2010

    Voici un petit Quizz que j’ai conçu sur le changement climatique. Cela ne vous prendra qu’une dizaine de minutes.  Bonne chance !

    Quizz n1


    Laissez-moi vos coordonnées

    janvier 4th, 2010

    Si vous souhaitez en savoir plus sur le changement climatique et que vous êtes prêt(e) à suivre des conférences ou lire des livres sur ce sujet, envoyez-moi un mail pour que je vous tienne au courant des prochains événements à ne pas rater.

    coordonnees

    Vous pouvez également me joindre sur les différents réseaux sociaux (pensez à préciser l’objet de votre demande) :


    facebook


    linkedin


    mon profil Viadeo


    mon compte twitter


    Besoin d’aide sur Wordpress

    décembre 22nd, 2009

    Avis aux experts WP : J’ai besoin d’un petit coup de main sur ce blog. Je suis prêt à acheter une journée de consulting pour cela. Si vous avez, parmi vos connaissances, quelqu’un capables de répondre à cette requette, merci de nous mettre en contact ;-)

    Voici mes besoins :

    1. avoir les stats dans mon Back-Office
    2. faire marcher les gravatars
    3. disposer d’un menu déroulant basé sur la hiérarchisation des pages, avec éventuellement une entrée par les catégories / sous-catégories
    4. élargir la colonne principale
    5. avoir un dump de tout ça pour pouvoir redéployer l’ensemble en l’état sans avoir à tout refaire
    6. me former sur la gestion des back-ups

    Attention : je veux avant tout une formation. Il ne s’agit pas de trifouiller le php pendant des heures et partir en me disant que ça marche. Je veux être capable de faire ces manipulations moi-même.

    Contact : cedric point ringenbach chez gmail point com


    Vous êtes ici !

    novembre 22nd, 2009

    Je livrais en août dernier les résultats de quelques explorations des archives glaciaires sur Excel, où je mettais en évidence que la température était en avance de phase sur le CO2 au cours des cycles de glaciation-déglaciation. Les climato-sceptiques utilisent ceci comme un argument pour remettre en cause les conclusions du GIEC, comme si il y avait la moindre contradiction là-dessous.

    correlation_CO2-Temp

    Sur le graphe ci-dessus, on voit le nuage des points de coordonnées X=température et Y=CO2. Les points rouges représentent les périodes de réchauffement, et les points bleus, les périodes de refroidissement. On voit qu’on oscille entre les périodes glaciaires et des périodes inter-glaciaires et que la température bouge avant le CO2.

    Maintenant la question crucial qui se pose est la suivantes : où sommes-nous aujourd’hui sur ce graphe ? Eh bien, nous sommes ici :

    correlation_CO2-Temp

    C’est à dire que nous sommes complètement en dehors du nuage de points, non pas d’un point de vue de la température (il a déjà fait plus chaud), mais en termes de CO2. Et quelle trajectoire suivons-nous ? Celle représentée par la flèche rouge, c’est à dire une courbe qui va dans le sens des aiguilles d’une montre, alors que nous tournions dans le sens trigonométrique depuis 650.000 ans.

    Que faut-il en déduire ?

    D’abord que ce qui se passe actuellement est de nature différente de ce qui se passait lors des périodes de glaciations-déglaciations. C’est bien ce qu’on dit quand on attribue le changements actuel à l’homme alors qu’on ne le fait pas sur les temps géologiques.

    D’autre part qu’il n’y a aucune contradiction entre le fait de dire que le CO2 joue sur la température et le fait que la température joue sur le CO2. Les deux phénomènes sont connus, chacun a sa constante de temps : le CO2 joue sur la température avec une inertie de 50 ans, alors que la température joue sur le CO2 avec un retard de 1000 ans (800 ans d’après les spécialistes).

    Dire que le GIEC est mal à l’aise avec l’avance de phase de la température sur les temps géologique est une imposture: Dans son dernier rapport d’évaluation, on peut lire que les causes des glaciations et déglaciations sont bien d’origine astronomiques et non anthropiques, et que le CO2 a été une rétroaction positive qui a amplifié la réponse, au même titre que la taille de la calotte glaciaires et son impact sur l’albedo.

    Dire que le GIEC est mal à l’aise avec l’avance de phase de la température sur les temps géologique est une imposture: Dans son dernier rapport d’évaluation, on peut lire que les causes des glaciations et déglaciations sont bien d’origine astronomiques et non anthropiques, et que le CO2 a été une rétroaction positive qui a amplifié la réponse, au même titre que la taille de la calotte glaciaires et son impact sur l’albedo.

    Tout savoir sur la fonte des bébés pandas

    novembre 6th, 2009

    J’étais invité le 29 octobre dernier pour parler du climat aux étudiants du CELSA, en compagnie d’Isabelle Pace d’Oxfam France. L’événement était organisé par Celsa Planète, une sous-association de POP COM, le BDE du CELSA.

    On a eu droit à une belle affiche, pleine d’humour et de créativité. Merci les filles !

    Celsa_300


    Soirée “Before COP15″ du 10 novembre annulée

    octobre 27th, 2009

    Before_Cop15_annulé_200

    Before_Cop15_400Tout le monde a entendu parler de Copenhague et sait qu’il y a en décembre une grande réunion internationale sur le thème du climat. Mais que va-t-il s’y passer exactement ?
    Le Comptoir Général vous propose une grande soirée d’information citoyenne pour répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser sur ce sujet :
    Qu’est ce que le changement climatique ?
    Pourquoi certains doutent-t-ils encore ?
    Quels sont les objectifs à se fixer pour s’en sortir ?
    Les propositions actuelles des pays sont-elle à la hauteur de l’enjeu ?
    Que peut-on faire en tant que citoyens ?
    Le 10 novembre 2009, de 19h à 23h
    Au Comptoir Général – 80, quai de Jemmapes 75010 Paris
    Inscriptions sur facebook : http://www.facebook.com/event.php?invites&eid=155926798891
    Contact : Cédric Ringenbach
    cedric.ringenbach@gmail.com
    Tel : 06 07 13 52 96

    La soirée initialement prévue au Comptoir Général le 10 novembre sur le thème de Copenhague n’aura finalement pas lieu.  Toutes mes excuses à tous ceux qui auraient pris leur disponibilités pour me prêter main forte ou pour y assister.

    Du coup, je donnerai ma conférence sur le climat, comme les autres fois au café Dune, ce soir là.


    Eco-régulateur de DJP : j’ai des doutes

    octobre 14th, 2009

    J’ai rencontré sur un salon la société DJP Environnement qui propose un “Eco-régulateur d’énergies primaires”, appareil “miracle” qui permettrait de faire des économies de l’ordre de 20% sur la consommation des chaudières, simplement en jouant sur la gestion du brûleur : Le système fait fonctionner le brûleur moins souvent et plus longtemps.

    Ceci devrait pourtant revenir au même : la durée de fonctionnement sur une longue période devrait être identique. A moins de produire au total moins d’énergie finale (c’est à dire de moins chauffer), ou d’avoir des rendements qui varieraient en fonction du temps d’allumage du brûleur – ce dont je doute fort, du moins pas au point d’avoir des gains de l’ordre de 20%.  On serait sur des différentielles du second ordre si ce n’est du troisième.

    Voici une illustration des arguments utilisés :

    Le système d’écorégulation DJP® développe une puissance utile par
    rapport à une puissance nominale basé sur le phénomène de
    surpuissance des chaudières dû aux températures à compenser
    (moins 7° + 20°) pour nos régions.

    Le système d’écorégulation DJP® développe une puissance utile par rapport à une puissance nominale basé sur le phénomène de surpuissance des chaudières dû aux températures à compenser (moins 7° + 20°) pour nos régions.

    Ça ne veut strictement rien dire d’un point de vue physique.

    Une amélioration sensible sera obtenue dans la mesure où l’on peut modifier la loi de corespondance entre la température extérieure et la température de l’eau.

    Là aussi, si quelqu’un peut m’expliquer en français ce que cela signifie…

    Et enfin un schéma qui est faux de partout ou qui livre un terrible aveu:

    DJP

    Sur ce graphe, on voit que :

    1. les exponentielles décroissantes (qu’elles montent ou qu’elles descendent, on se comprend) ont des constantes de temps différentes entre les deux fonctionnements (”sans IFC” ou “avec IFC”). C’est illogique : pour celles qui montent, le brûleur est sensé être à 100% de sa puissance dans les deux cas et pour celles qui descendent, si on parle bien du même bâtiment et de la même température extérieure,  on doit avoir la même constante de temps.
    2. dans le cas “avec IFC”, le bruleur redémarre longtemps après que la courbe de température de l’eau de retour a atteint la limite basse (pourquoi s’arrête-elle de baisser, d’ailleurs ?)
    3. dans le cas “avec IFC”, la courbe de température de l’eau de retour descend plus bas en température que dans le cas “sans IFC”, ce qui laisse à penser – est-ce un aveu ? – que le chauffage délivré au final est moindre.

    Si c’est bien sur ce principe que le régulateur fonctionne vraiment (en fait il vous chauffe un peu moins) alors, il y a publicité mensongère, à moins que le caractère très vaseux de la citation ci-dessus (la première) ne soit intentionnel…

    Ce qui est grave dans cette histoire, c’est que l’ADEME, OSEO et la DRIRE sont mouillés. De plus, l’appareil permettrait des certificats d’économie d’énergie, et la version grand publique serait dé-fiscalisée (à vérifier, bien-sûr…).


    Une vérité qui décoiffe : Quatrième

    octobre 11th, 2009

    Conf_Dune_20091013_225

    Un module très interactif pour cette quatrième édition. Pourquoi ? D’abord parce que j’ai eu l’occasion de travailler avec les étudiants de l’ISE sur un quizz que nous avons utilisé sur le Salon Planète Mode d’Emploi et que cela s’est révélé très instructif, ensuite pour contrebalancer la dernière conférence que je n’ai pas trouvée assez interactive à mon goût, enfin car j’aimerais faire tomber quelques mythes de la littérature des sceptiques et que cela passera par un dialogue forcément ouvert.

    Rendez-vous donc mardi 13 octobre 2009 à 19h30 au café Dune, 18 avenue Claude Vellefaux 75010 Paris, et si possible, inscrivez-vous sur Facebook.

    à mardi !


    Négociations de Bangkok sur les changements climatiques : « L’Europe doit sortir de sa torpeur et reprendre la tête du peloton ! » (Communiqué de presse)

    octobre 9th, 2009

    Je relaie ci-après un communiqué de presse en provenance de quelques associations à l’origine de l’Ultimatum Climatique (RAC, Greenpeace, Oxfam France, Alofa Tuvalu, WWF, les Amis de la Terre).

    Communiqué de presse

    Du 28 septembre au 9 octobre, plus de 190 pays se sont réunis à Bangkok pour discuter du futur accord sur les changements climatiques qui doit être adopté en décembre à Copenhague. Si cette session a permis d’entrer dans le vif du sujet et de raccourcir les textes de moitié, les points clés de la négociation sont loin d’être résolus.

    Les principes mêmes du Protocole de Kyoto en danger

    Les États-Unis, revenus à la table des négociations, proposent une approche beaucoup moins exigeante que le Protocole de Kyoto. Ils prônent une approche « par le bas », fondée sur les plans nationaux de lutte contre le changement climatique des différents pays, au contraire de l’approche Kyoto « par le haut » qui consiste à définir un plafond global des émissions de gaz à effet de serre, en accord avec la science, à répartir ensuite entre les pays industrialisés. Ils ne tiennent pas non plus à se voir sanctionner par la Communauté internationale en cas de non respect de leurs obligations.

    Pour Morgane Créach du Réseau Action Climat France : « Au lieu de s’orienter vers un Kyoto +, les négociations actuelles nous mettent sur la voie d’un accord au rabais, incluant certes les Etats-Unis, mais revenant sur l’acquis de Kyoto, à savoir un plafonnement international des émissions de gaz à effet de serre et un système de sanction en cas de non respect des obligations ! Le sort du climat ne peut pas être laissé au bon vouloir des gouvernements nationaux, soumis aux changements fréquents de majorité politique ».

    Des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en totale inadéquation avec la
    science

    Les engagements annoncés des pays industrialisés, au total une réduction de l’ordre de -9% à -17% de leurs émissions d’ici à 2020, par rapport à leur niveau de 1990, sont loin d’être suffisants pour nous mettre à l’abri d’une catastrophe climatique. Tous les regards sont tournés vers l’administration américaine, qui tente d’imposer ses propres limites à la communauté internationale avec des objectifs en totale inadéquation avec la science. « C’est la science du climat et les besoins des pays les plus vulnérables qui doivent déterminer l’ambition de Copenhague, et non les lobbies des énergies fossiles et les pays les plus riches » constate Karine Gavand de Greenpeace France. L’Union européenne doit-elle aussi prendre ses responsabilités et comme la Norvège, s’engager à réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020, minimum requis pour avoir une chance d’éviter un réchauffement de plus de 2°C d’ici la fin du siècle , selon les scientifiques du GIEC.

    Côté financement, le flou persiste

    Autre sujet qui fâche : la question des financements. Un accord avait été trouvé à Bali en 2007 pour que les actions de lutte contre le changement climatique à mettre en oeuvre par les pays en développement s’accompagnent d’un soutien financier conséquent des pays riches. Or ces principes sont eux aussi remis en cause. Les Européens insistent beaucoup trop sur le rôle des financements privés, du marché carbone, demandant même aux pays en développement de régler la facture euxmêmes ! Pour Romain Benicchio d’Oxfam France – Agir ici : « Les pays riches doivent remplir leur
    part du contrat et s’engager à financer l’adaptation et l’atténuation au Sud. Ils doivent mobiliser de l’argent public et non pas recycler l’aide publique au développement déjà existante. Sans une telle dynamique, aucun accord ambitieux ne sera possible à Copenhague».

    Les Etats-Unis ont abattu une nouvelle carte en faisant une proposition sur les finances. Mais selon Elise Buckle du WWF France « la proposition américaine s’apparente à une tentative de séduction des pays pauvres, en leur promettant une gouvernance équitable et l’accès direct aux financements, tout en défendant la Banque Mondiale avec du maquillage et des paillettes ! De plus, rien ne garantit que les Etats s’acquitteront de leurs engagements financiers afin d’alimenter le fond. La balle est désormais dans le camp des européens : ils doivent relever le défi en avançant de nouvelles propositions pour rétablir la confiance avec les pays en voie de développement. »

    Les prochains Conseils européens, des ministres des Finances le 20 octobre et des chefs d’Etat les 29-30 octobre, sont l’occasion pour l’Europe de prendre position sur le soutien financier à apporter aux pays en développement, qui se chiffre pour elle au minimum à 35 milliards d’euros par an d’ici à 2020.

    Les chefs d’Etat européens devront à cette occasion débloquer rapidement des financements précoces sur la période 2010-2012, essentiels pour aider les pays en développement à développer leurs plans de réduction d’émissions et faire face à leurs besoins urgents d’adaptation aux impacts dévastateurs du changement climatique.


    L’hypocrisie de la soit-disant “cohérence écologique”

    octobre 1st, 2009

    Claude Allègre reproche à Nicolas Hulot de faire la leçon aux autres alors qu’il utilise l’hélicoptère pour Ushuaïa. D’autres feront le même reproche à Yann Arthus Bertrand qui shoote “la terre vue du ciel” depuis un hélicoptère lui aussi. On pense également à Al Gore qui a fait plusieurs fois le tour de la terre pour faire sa conférence “une vérité qui dérange”.

    A chaque fois, le même reproche : “Vous n’êtes pas cohérent”. Et l’idée que ceux qui donnent des leçons devraient montrer l’exemple. Quelle hypocrisie derrière cet argument ! Creusons un peu.

    • Cas n°1 = je suis un écolo convaincu, je veux sauver la planète, je sensibilise mon entourage, et dans un but de cohérence, je n’ai pas de voiture, je ne prends pas l’avion, je fais attention à mes émissions de CO2, en bref, je me mets des limites.
    • Cas n°2 : je suis un chef d’entreprise qui vend des engrais, je ne suis pas écologiste, donc je peux prendre l’avion, faire le tour de la terre, car moi, au moins, je ne fais la morale à personne.

    Dans les deux cas, je suis “CO-HE-RENT”. Et comme ma capacité à modifier le monde est directement liée à ma consommation d’énergie, donc à mes émissions de CO2, je contribue plus à la construction du monde de demain dans le cas n°2 que dans le cas n°1. Pas de bol. En d’autres termes, derrière cet argument de cohérence, il y a l’idée que les écolos devraient rester chez eux à faire pousser des patates dans leur potager, et arrêter de faire des conférences à travers le monde pour faire bouger les choses. C’est insupportable.

    On ne peut rien faire sans consommer de l’énergie et émettre du CO2.  En regard de l’énergie consommée, il faut mettre la valeur ajoutée liée à son utilisation. Changer le monde, organiser la profonde mutation de notre économie va nécessiter beaucoup d’énergie. Il va falloir s’habituer à l’idée que ceux qui font bouger les choses aient un bilan carbone conséquent. L’ingénieur qui doit prendre l’avion six fois par an pour assurer un transfert de technologie avec l’Asie et au final faire économiser des millions de tonnes de carbone ne doit pas de poser la question de la cohérence de ses déplacements.  Il doit plutôt appliquer le principe de PRAGMATISME et regarder la valeur ajoutée liée à l’énergie qu’il a consommée.

    Donc si demain, Jean-Marc Jancovici décide de prendre un téléphone portable pour la première fois de sa vie, ce n’est pas moi qui le blâmerai !